L’alignement selon Sarkozy

samedi 4 avril 2009 | 20:27 | Jean-Paul Pierot

« Nous sommes de la famille, nous sommes dans la famille » C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy a justifié la fin de la particularité française au sein de l’Alliance atlantique et l’alignement complet de notre pays dans l’OTAN, samedi dès l’ouverture du sommet. Il devait répéter cette formule marquant l’appartenance à un camp, lors de la conférence de presse finale, en compagnie de chancelière Angela Merkel . Quelques mots donc pour signifier un renoncement à la pleine souveraineté en matière de défense. Les politiques étrangères conduites par ses prédécesseurs , marquées à plusieurs occasions par des prises de position indépendantes ou critique à l’égard des Etats-Unis, sont rangées dans ce que le président français a appelé « la période des soupçons ». Sans surprise, le retour de Paris dans les structures militaires intégrées est « saluée chaleureusement » dans la déclaration finale du sommet. Quant à « l’Europe de la Défense », si souvent vantée dans les enceintes européennes, Nicolas Sarkozy en a clairement défini les contours : elle est « complémentaire » à l’OTAN , elle est un « pilier » de l’Alliance dominée par les Etats-Unis . Une vision, notons-le au passage, tout à fait conforme au Traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy a fait ratifier par la France, sans consulter le peuple.